Vue de l’espace, la Terre apparaît comme une sphère bleue, recouverte d’eau sur plus de 70 % de sa surface.
Cet aspect familier de notre planète est le fruit d’une très longue évolution qui remonte aux origines du système solaire il y a environ 4,5 milliards d’années !

1. L’eau dans l’univers

L’eau est présente dans tout le cosmos. Grâce à des instruments de mesures physiques très complexes, capables de mettre en évidence la molécule d’eau et son état (solide, liquide ou gazeux), les scientifiques ont pu détecter la présence d’eau, sous forme de glace ou de vapeur :

– dans l’atmosphère des étoiles froides,
– dans les nuages à l’origine de la formation de nouvelles planètes situées autour des étoiles jeunes,
– dans les enveloppes gazeuses des étoiles en fin de vie,
– dans certains nuages de gaz du milieu interstellaire,
– dans les comètes,
– et bien sûr dans le système solaire.

Le système solaire est à ce jour la seule région de l’univers où l’on a pu détecter de l’eau à l’état liquide.

2. L’eau dans le système solaire

L’eau ne peut se former que dans des conditions très précises, difficiles à réunir :

– il faut de l’hydrogène et de l’oxygène ; si l’hydrogène est abondant dans l’univers (70 %), l’oxygène y est en revanche rare (environ 1 %),
– l’eau ne peut subsister à l’état liquide que dans un domaine étroit de température et sous une pression suffisante, sur les planètes et leurs satellites par exemple.

Les scientifiques s’accordent à penser que notre système solaire résulte de la contraction, sous l’effet de sa propre masse, d’un nuage interstellaire froid et dense fait de gaz, l’hydrogène et l’hélium essentiellement, et de grains de poussière recouverts de glace.

Un disque de matière se serait formé au centre de ce nuage, tournant sur lui-même, lentement en périphérie, rapidement au centre. Là, au cœur du disque, la matière étant de plus en plus comprimée par le mouvement et la température augmentant, des réactions de fusion nucléaire auraient fini par se déclencher.

Ce cœur se serait alors mis à briller en dégageant une énergie phénoménale, donnant naissance à notre étoile, le Soleil, il y a 4,56 milliards d’années.

Sous l’effet de l’intense chaleur dégagée par cette jeune étoile solaire primitive, toutes les poussières du nuage interstellaire originel se seraient vaporisées et les glaces qui les recouvraient se seraient d’abord sublimées (passage de l’état solide, la glace, à l’état de gaz, la vapeur d’eau).

eau sur la terre

La totalité de l’eau présente sur la Terre forme ce que l’on appelle l’hydrosphère. Son volume total est estimé à 1 400 millions de km3. Ce volume paraît considérable : il correspond à un cube de 1 400 kilomètres de côté ou à 400 fois le volume de la Méditerranée. Il convient cependant de relativiser : plus de 97 % de l’eau de la planète bleue est salée, et l’eau douce représente à peine 3 % du volume total de l’eau présente sur la Terre.

Eau salée, eau gelée, eau douce

L’eau des océans et des mers recouvre 71 % de la surface de la Terre, contre 29 % pour les terres émergées. Vue de l’espace, la Terre apparaît bien comme la «planète bleue» ! Toute l’eau présente sur la Terre représente un volume de 1,4 milliard de km3. Si toute cette eau était uniformément répartie à la surface du globe, elle représenterait une couche de 3,7 kilomètres d’épaisseur !

L’eau des océans et des mers recouvre 71 % de la surface de la Terre, contre 29 % pour les terres émergées. Vue de l’espace, la Terre apparaît bien comme la «planète bleue» ! Toute l’eau présente sur la Terre représente un volume de 1,4 milliard de km3. Si toute cette eau était uniformément répartie à la surface du globe, elle représenterait une couche de 3,7 kilomètres d’épaisseur !

Mais ces chiffres sont trompeurs, car les ressources en eau véritablement utilisables par les êtres vivants sont très limitées :

l’eau salée des mers et des océans représente plus de 97 % du volume d’eau total,
l’eau douce représente donc un peu moins de 3 % de ce volume.

Sur ces 3 % d’eau douce, 99 % sont très diffi cilement exploitables : 77 % sont gelés au niveau des calottes polaires et dans les glaciers de montagne et 22 % sont profondément enfouis dans le sous-sol.

Sur toute l’eau présente sur la Terre, moins de 1 % est donc véritablement disponible pour les êtres vivants qui en dépendent, soit environ 9 millions de km3.

eau de la terre

« Extrait du livre de bord des classes d’eau de l’agence de l’Eau Seine-Normandie pour les collèges. »

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