À l’origine des expéditions 7e Continent

C’est pendant sa traversée de l’Atlantique à la rame en solitaire que Patrick Deixonne, navigateur, explorateur, découvre la pollution par les déchets plastiques au cœur même de l’océan. Ce choc va modifier le cours de sa vie. Il se fixera un nouveau défi. Explorer les océans et témoigner, communiquer sur une réalité trop éloignée du regard des hommes. Il va organiser des missions d’exploration pour étudier ce phénomène et alerter le public et les politiques sur la gravité de la situation.

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2013, expédition Pacifique Nord

En 2013, accompagné de la biologiste Claire Pusineri et de la photographe Soizic Lardeux, Patrick se lance dans le Pacifique Nord à bord d’un voilier pour une première expédition d’étude sur la présence du plastique dans les océans.
Les innombrables déchets flottants rencontrés et la quantité de microparticules de plastique prélevée vont renforcer sa détermination. Il parviendra à lancer son premier cri d’alarme en témoignant de ses découvertes sur de nombreux plateaux de télévision, sur les ondes radio et dans la presse écrite. Le public français prend enfin connaissance de cette problématique.

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2014, expédition Atlantique Nord

En mai 2014, épaulé par des centres de recherche prestigieux tels le CNRS, le CNES, l’ESA ou Mercator Océan, il monte une expédition pour se rendre dans le gyre  (gigantesque tourbillon d’eau océanique formé d’un ensemble de courants marins) de l’Atlantique Nord. À bord du voilier Guyavoile, les scientifiques réalisent des mesures et des prélèvements pour qualifier et quantifier la pollution plastique. Ils programment des rendez-vous satellites afin de cartographier les zones à haute densité de plastique pour les localiser depuis l’espace. La pollution chimique que véhicule le plastique sera aussi étudiée avec des capteurs innovants développés par Alexandra Ter-Halle du CNRS. Mais cette expédition scientifique prévue initialement pour une durée de 3 semaines en mer sera brutalement interrompue par le démâtage du catamaran. La tournure des événements renforcera les liens et la motivation de l’équipe : l’aventure scientifique se transforme en aventure humaine. Patrick et son équipe partiront à l’assaut d’une « mer de plastique », perdue dans l’océan,  qu’aucun d’entre eux n’oubliera…

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2015, expédition Atlantique Nord

Mai-juin 2015. Le Guyavoile repart en mission dans le gyre de l’Atlantique Nord pour approfondir les recherches initiées lors de la première exploration menée en 2014. Cette expédition étudiera la présence des déchets plastiques en mer, la pollution qui en résulte et ses conséquences sur le milieu marin. Elle s’attachera également à démontrer la présence de particules nanométriques de plastique. Cette expédition sera aussi l’occasion de déployer un programme pédagogique ambitieux. L’initiative menée en 2014 en partenariat avec l’agence de l’Eau Seine-Normandie est reconduite. Les écoliers et lycéens ont été mobilisés afin de ramasser les déchets le long de la Seine. Avant de mettre le cap sur le gyre de l’Atlantique Nord, l’équipe de Patrick fera 5 escales pédagogiques dans l’arc Caraïbe. Une troupe de théâtre voyagera avec l’équipe sur ces premières escales pour proposer un spectacle musical plein d’humour destiné au jeune public. L’équipe reviendra avec une récolte significative d’échantillons. De quoi alimenter les laboratoires en métropole qui prendront le relais de cette aventure scientifique.

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2016, mission pédagogique sur le littoral atlantique.

Mai-juin 2016. L’équipe Expédition 7e Continent sillonnera les villes françaises dans les terre avec sa caravane pédagogique et le long du littoral atlantique en bateau. Une expédition explorera le Golfe de Gascogne considéré comme  un gyre secondaire où convergent les déchets flottants avant de rejoindre les gyres majeurs de l’Atlantique. 

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2017, mission pédagogique sur la Région Occitanie

 

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2018, mission pédagogique sur le littoral atlantique.

2019, mission scientifique « ATLANTYS »  en Méditerranée

 

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ÉTAT DE L’ART ET OBJECTIFS SCIENTIFIQUES

Le plastique est conçu pour résister. Aucun des plastiques couramment utilisés n’est biodégradable et a tendance à s’accumuler une fois rejeté dans l’environnement, ils persistent pendant des années, voire des années, voire plus. Les débris de plastique sur la lumière solaire et les forces mécaniques sont oxydés et fragmentés en morceaux de plus en plus petits lorsqu’ils atteignent l’échelle nanométrique.

La présence de microplastiques (1-5 mm) a été documentée dans un certain nombre d’endroits sur Terre, mais il existe un fossé fondamental entre les connaissances scientifiques et technologiques et la présence de plus petits débris. La petite occurrence microplastique (25 μm – 1000 μm) est très peu documentée. La présence de nanoplastiques (1-1000 nm) dans les matrices environnementales, à ce jour, n’est documentée dans aucune publication référencée.

Les modèles de circulation océanique, paramétrés sur des concentrations in situ microplastiques (1-5 mm), permettent d’estimer les charges plastiques globales à la surface de la mer comprises entre 93 000 et 236 000 tonnes métriques. Alors que les estimations annuelles des intrants plastiques sont exprimées en millions de tonnes métriques. Cet énorme fossé met en évidence notre manque critique de connaissances sur l’abondance et la distribution du microplastique dans les océans du monde ainsi que sur son destin. Aborder la question de l’impact écologique des débris marins nécessite de réels progrès dans ce domaine. En conséquence, ni la communauté scientifique ni les agences sanitaires n’ont suffisamment de données pour évaluer l’impact potentiel de cette pollution sur les écosystèmes ou sur la santé humaine.

L’objectif du projet ATLANTYS est d’étudier les mécanismes fondamentaux du transport, la fragmentation des particules plastiques microscopiques et leur interaction avec l’habitat naturel en mer.

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