Journal du samedi 17 mai 2014

Nouveau Bateau Expedition Septieme Continent

Ce matin, alors que nous nous trouvions à 200 milles nautiques de l’entrée du gyre, notre manip de prélèvement par filet Manta a décelé une augmentation notable de la concentration en plastiques de l’océan. Nous avons aussi observé plus de macro déchets et de sargasses (algues marine qui forment la fameuse mer des sargasses). Laurent a même croisé une roue de vélo pendant son quart ! L’équipe est impatiente d’arriver dans le gyre !

Nous ne sommes plus loin de ce lieu pour lequel notre expédition est en route. Le vent n’est toujours pas avec nous, puisque nous l’avons dans le nez, mais nous espérons y être dans 40 h.

Nous sommes suivis depuis deux jours par des puffins majeurs, habitants du large, qui sont fortement passionnés par nos filets à plancton, espérant y trouver quelque nourriture intéressante.

Sur cette deuxième partie de l’expédition, les apprentis marins, Alex et Vinci participent aux quarts de nuit. C’est un moment très privilégié qui permet de se retrouver soi-même après les activités de la journée, tout en se sentant responsable de la bonne marche du bateau. Vinci m’a confié avoir rencontré l’océan comme jamais il ne l’avait rencontré avant.

Le saviez-vous ?

La « mer des sargasses » est la seule mer qui n’est pas bordée de côtes ! Elle est également plus haute que le reste de l’océan. En cet endroit se rencontrent les courants marins de l‘atlantique nord. C’est le lieu de reproduction des anguilles européennes. Les femelles traversent l’océan pour venir y pondre. Epuisées, la plupart d’entre elles meurent après avoir pondu.

C’est une mer que les voiliers des grands explorateurs des siècles derniers craignaient. Sans vent, ils passaient parfois plusieurs mois immobilisés sur l’eau. En manque de vivres, ils devaient parfois manger leurs chevaux, baptisant ainsi ces latitudes les « horse latitudes ». Notre génération pourra la rebaptiser la « La mer des plastiques » !

Le gyre de l’Atlantique nord a déjà été étudié par des ONG américaines qui se sont axés sur l’étude de la concentration de plastique. Notre mission se démarque par un volet scientifique innovant, qui permettra d’affiner les connaissances sur les impacts environnementaux de cette pollution de plastiques.

Un petit clin d’œil à notre deuxième équipe à terre, Danielle et Ariane (Centre National d’Etudes Spatial) qui veille sur nous 24/24. Elles ont la lourde responsabilité de notre routage et d’anticiper notre vitesse pour nous caler sur les images satellite en plus du projet pédagogique Argonautica.

Nous serons aussi en visio le 24 mai avec l’Aquarium de la Rochelle lors du rassemblement des classes du projet Argonautica pour la restitution du travail réalisé pendant l’année scolaire sur le Septième continent.

Cet article comporte 1 commentaire

  1. Janty Marie Claude

    Je parle beaucoup autour de moi de votre expédition . L’étonnement est la première réaction car la plupart d’entre nous ignore l’existence du 7eme continent plastique . Viennent ensuite les questions … Que pouvons nous faire pour éviter cela ?
    En effet , nous avons bonne conscience en participant au tri sélectif et ….  » nous ne jetons jamais rien à l’eau ni dans la nature , alors comment cela peut-il se produire ? »
    J’avoue être un peu sèche sur cette question là … Merci pour votre réponse !

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